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Roumains célèbres - Romani celebrii

What do you know about Romania ?

  • Constantin Brâncuși 
Constantin Brâncuși , souvent désigné en français par son seul nom de famille écrit sans signes diacritiques Brancusi, né le 19 février 1876 à Hobița dans le județ de Gorj, en Roumanie, et mort le 16 mars 1957 à Paris, fut l'un des sculpteurs les plus influents du début du XXe siècle. Il est considéré comme ayant poussé l'abstraction sculpturale jusqu'à un stade jamais atteint dans la tradition moderniste et ayant ouvert la voie à la sculpture surréaliste ainsi qu'au courant minimaliste des années 1960.

Outre l'atelier de Brâncuși reconstitué à l'identique au Centre Pompidou, Paris, on peut admirer à Târgu Jiu, Roumanie, un parc avec trois de ses plus importantes créations (la Colonne sans fin, La Porte du Baiser, La Table du silence) ou le Musée d'Art de Craiova.

Au cimetière du Montparnasse à Paris, où Brâncuși est enterré (18e division), on peut voir dans une autre partie du cimetière (22e division, au nord du petit cimetière) Le Baiser, une de ses sculptures qui est une des œuvres les plus célèbres de cette nécropole, sur la tombe de Tania Rachevskaïa . Une des œuvres principales de Brâncusi est « Oiseau dans l'espace ».

Elle est constituée de plusieurs pièces. La volonté du sculpteur était de récréer l'envol d'un oiseau. Cette série à débuté avec la Maïastra qui fut l'idée première de la série « Oiseau dans l'espace ». Il associe le vol et son contraire en souhaitant représenter « l'essence du vol ». « Je n'ai cherché pendant toute ma vie que l'essence du vol » C.Brancusi Cette série prendra 32 ans de sa vie (de 1919 à 1941). Après 27 pièces de marbre et de bronze, le sculpteur termine sa série en 1941. « J'ai voulu que la Maïastra relève la tête sans exprimer par ce mouvement la fierté, l'orgueil ou le défi. Ce fut le problème le plus difficile et n'est qu'après un long effort que je parvins à rendre ce mouvement intégré à l'essor du vol » C.Brancusi.

Très tôt, les sculptures de Brâncusi ont suscité de nombreuses critiques. Dès sa première exposition à New York en 1913, l'artiste est confronté à de multiples appréciations incongrues telles que « Un œuf dur sur un morceau de sucre » ou bien « un descente d'égout accouplée à une cotte de mailles ». La raison de ses critiques n'était autre que la démarcation et l'abstraction des œuvres de l'artiste et ne correspondaient pas à la notion de l'esthétique, telle qu'elle était admise en 1926. En effet, l'épure très poussée ainsi que les variations avec lesquelles il travaille dérangent quelque peu les conceptions traditionnelles de la sculpture. Il change ses œuvres de socle, position, lieu et les photographie, de sorte qu'il travaille aussi en mettant en relation ses sculptures avec le domaine de l'image pour faire jaillir d'elles quelque chose de nouveau à chaque entreprise (lumière et espace deviennent ainsi des enjeux importants). Si certains se rient du Roumain, lui n'en tient pas compte et œuvre avec foi sur ces projets éminemment modernes dont l'accomplissement, de par leur lisseur polie et leur allure abstraite, semblent tenir de l'absolu.






Nadia Elena Comăneci est une gymnaste roumaine et la première gymnaste de tous les temps à obtenir la note parfaite de 10 aux Jeux olympiques.


1976. 
Jeux olympiques de Montréal. Un phénomène: Nadia Comaneci. La gymnaste roumaine – 14 ans – survole les JO en alignant les notes maximales.
On ne parle que d’elle.
En novembre 1989, quelques semaines avant la révolution, elle fuit le pays avec d'autres Roumaines. Elle passe la frontière hongroise à pied clandestinement, arrive en Autriche puis rejoint les États-Unis.
Ensuite, elle s'installe à Montréal, mais Bart Conner (gymnaste américain champion olympique), qu'elle avait rencontré au cours des Jeux de 1976, l'invite à s'installer avec lui dans l'Oklahoma. Ils se fiancent en 1994 et, lors de son premier voyage en Roumanie depuis son exil, se marient le 27 avril 1996 à Bucarest où la réception a lieu dans l'actuel palais présidentiel.
Le 29 juin 2001, Comaneci obtient la double nationalité après avoir été naturalisée américaine.
À 45 ans le 3 juin 2006, elle donne naissance à son unique enfant, Dylan-Paul, par césarienne, fruit de son union avec Conner.


  • Vladimir COSMA   .

Eugène Ionesco, né Eugen Ionescu le 26 novembre 1909 à Slatina (Roumanie) et mort le 28 mars 1994 à Paris, est un dramaturge et écrivain roumain et français. Il passe la majeure partie de sa vie à voyager entre la France et la Roumanie.
Suite à une enfance en Roumanie, sa famille émigre à Paris où son père veut passer un doctorat en 1913. Au retour de son père en Roumanie à cause de la guerre, il est placé dans un foyer d’enfants puis dans une famille d’accueil car sa mère n’a plus les moyens de l’élever.
Il retourne ensuite vivre avec son père à Bucarest. Ce dernier n’accepte pas l’intérêt que porte son fils à la littérature et est tyranique. Ionesco commence alors des études de francais en Roumanie en 1928 et il fait la connaissance d’Emile Cioran ( voir plus bas ). En 1938, il obtient une bourse du gouvernement roumain afin de préparer une thèse sur les thèmes du péché et de la mort dans la poésie moderne. De retour à Paris , il exerce divers métiers avant de devenir professeur de français.
C’est en 1947, après un retour en Roumanie qu’il écrit sa première pièce: La Cantatrice chauve.
Il écrit ensuite Rhinocéros en 1957. Il est alors reconnu comme l’un des dramaturges les plus importants du théatre de l’absurde
Il meurt à Paris à l’âge de 85 ans suite à une dépression.
  • Vladimir Ghika
Vladimir Ghika était le cinquième enfant du prince Jean Ghika, général et ambassadeur auprès de l'Empire ottoman, et de son épouse, née Alexandrine Moret de Blaremberg.
Il appartenait à la dynastie des princes Ghica, qui régnèrent sur la Moldavie et la Valachie du xviie au xixe siècle. Son grand-père était Grigore V Ghica.
Élevé dans la religion orthodoxe comme le reste de sa famille, il suivit ses études à Toulouse et à Paris, puis chez les Dominicains à l'Angelicum de Rome. Tourmenté par la recherche de l'unité des chrétiens et convaincu que seule la primauté du pape pouvait la réaliser, il fit profession de la foi catholique en 1902. Il obtint un doctorat enthéologie.
De retour en Roumanie, il fonda un dispensaire des Filles de la Charité et organisa en 1913 un lazaret pour les victimes du choléra. Il regagna Paris quelques années plus tard et, à l'âge de 50 ans, fut ordonné prêtre le 7 octobre 1923 par l'archevêque de Paris, le cardinal Louis-Ernest Dubois. Le pape lui accorda l'autorisation de célébrer la messe selon les deux rites, romain et byzantin. En ce sens, l'abbé Ghika se situait « à la croisée des mondes oriental et latin », comme un « précurseur en œcuménisme moderne ».
À Paris, il s'installa d'abord à l'église des étrangers du 33, rue de Sèvres (actuelle église Saint-Ignace). Il était un ami proche de Jacques Maritain, d'Emmanuel Mounier, de Paul Claudel, de Charles Du Bos, et, d'une manière plus générale, des intellectuels catholiques qui se retrouvaient autour des Maritain et des Bénédictines de la rue Monsieur. Il choisit alors de vivre parmi les déshérités et partit exercer son apostolat dans un bidonville de Villejuif.
En 1931, Pie XI le nomma protonotaire apostolique et l'envoya en mission au Japon et aux Congrès eucharistiques internationaux de Sydney, Carthage, Dublin, Buenos Aires, Manille et Budapest. Quand éclata la Seconde Guerre mondiale, Vladimir Ghika sollicita l'autorisation, qui lui fut accordée, de rentrer à Bucarest. En liaison avec la nonciature, il s'occupa principalement des réfugiés polonais qui avaient fui l'invasion nazie4, et pendant plusieurs années il se consacra aux plus démunis.
Arrêté le 18 novembre 1952 par la police communiste, accusé de haute trahison, il subit un simulacre de procès en même temps que cinq autres prêtres. Menacé, battu au sang, torturé, il fut condamné à trois ans d'incarcération. Il mourut le 16 mai 1954 à l'infirmerie de la prison de Jilava, des suites des mauvais traitements. Sa tombe est visible au cimetière orthodoxe Bellu (zone 19). Les inscriptions en grec sur sa tombe rappellent qu'il fut orthodoxe jusqu'à l'âge de 29 ans.
Béatification:
Son Procès en Béatification a été ouvert en 1991 à la phase diocésaine dans le diocèse de Bucarest. Il a été clôturé en 2003 puis étudié par la Congrégation pour la Cause des Saints.

Le décret sur son martyre, ouvrant la voie à sa béatification, a été signé le 27 mars 2013 par le pape François7. La messe de béatification a eu lieu à Bucarest, le 31 août 2013, sous la présidence du cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints.
Le bienheureux Vladimir Ghika est fêté chaque année le 16 mai, anniversaire de sa mort.
  • Tristan Tzara, de son vrai nom Samuel Rosenstock :
Naissance le 16 Avril 1896 en Roumanie, décès le 25 Décembre 1963 à Paris.
Tzara faisait parti des 800000 personnes juives recensées à qui le code civil de l’époque interdisait la citoyenneté roumaine. Il connait une enfance et une adolesence sans histoire. Il suit des cours dans un institut privé sur la culture francaise.
Sa première revue littéraire est publiée en 1912. Il adopte son pseudonyme en 1915 avant de quitter la Roumanie pour la Suisse, pays neutre accueillant les jeunes refusant la guerre.
l a participé à la naissance du dadaisme avec d’autres jeunes comme Ball, Huelsenbeck et Janco.

Certains poètes contemporains voient en Tzara le chef de file de l’Art Nouveau. Il a écrit plusieurs oeuvres comme Le manifeste Dada en 1924. Cela l’a lancé dans une grande variété d’activités littéraires avec ses amis et confrères André Breton et Louis Aragon comme l’écriture automatique.

Il a longtemps tenté de réconcilier le surréalisme et le communisme. Il a rejoint la résistance pendant la seconde guerre mondiale avant de mourir en 1963.

Marthe Bibesco

Marthe Bibesco
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Marthe Bibesco par Giovanni Boldini

La princesse Bibesco, née Marthe Lahovary (alias Lucile Decaux), est une femme de lettres d'origine roumaine, née le 28 janvier 1886 à Bucarest et décédée le28 novembre 1973 à Paris.

Auteur ayant écrit l'essentiel de son œuvre littéraire en français, son Perroquet vert paru en 1924 sera suivi par toute une série de romans, de récits, de contes, de nouvelles, d'articles et d'essais, comme La vie d'une amitié: ma correspondance avec l'abbé Mugnier, 1911-1914 paru en 1951. Elle fut élue en 1955 membre étranger de l'Académie royale de Belgique.

Marthe Bibesco est le troisième enfant du diplomate Jean Lahovary et de son épouse, née princesse Emma Mavrocordat. Elle passe son enfance dans le domaine familial de Balotești et ses vacances à Biarritz. Elle fait son entrée dans le monde en 1900 et elle est présentée au prince héritier Ferdinand de Roumanie, mais, après un an de fiançailles secrètes, elle épouse le prince George-Valentin Bibesco (1880-1941), issu de l'une des familles les plus distinguées de Roumanie. Une fille, Valentine, née le 27 août 1903, est issue de cette union.

Comme l'aristocratie de l'époque, elle parle parfaitement le français (qu'elle a appris même avant le roumain). Jeune mariée, elle est sous la tutelle de sa belle-mère, la princesse Valentine Bibesco, née Caraman-Chimay, issue de l'une des familles franco-belges les plus aristocratiques. La princesse Marthe Bibesco est cultivée et se passionne pour l'histoire française et européenne, particulièrement la période napoléonienne, tout en étant férue de folklore roumain. Son mari, quant à lui, se passionne pour l'aviation, et collectionne aussi les bonnes fortunes.

Malgré la naissance de sa fille Valentine et son grand cercle d'amis, la princesse s'ennuie. Son mari est nommé en 1905 par le roi Carol 1er de Roumanie pour une mission diplomatique auprès du chah de Perse, Mozaffaredin Shah. Marthe Bibesco note toutes ses impressions dans un Journal et s'embarque en bateau avec joie. Elle s'arrête à Yalta au bord de la mer Noire, où elle rencontre Maxime Gorki, alors en exil. La princesse publie en 1908 le souvenir de ce voyage, sur la recommandation de Barrès, et la critique s'en enthousiasme. C'est le début d'une carrière littéraire féconde, dont cependant on ne lit aujourd'hui plus que Le Perroquet vert ou Katia. La princesse Bibesco fait partie des salons littéraires et mondains de l'époque. Elle rencontre aussi Marcel Proust, à propos duquel elle écrit un livre. Marthe Bibesco reçoit le prix de l'Académie française.

Le divorce à l'époque est synonyme de mort sociale, dans la haute société comme dans la bourgeoisie. Aussi le mariage du prince et de la princesse Bibesco se transforme-t-il en soutien mutuel, tout en leur permettant au bout de quelques années de vivre chacun leur propre vie, le prince additionnant les liaisons. La princesse quant à elle est amoureuse du prince Charles-Louis de Beauvau-Craon, pendant une liaison qui durera dix ans. Elle rencontre aussi le fameux abbé Mugnier, surnommé l' « apôtre du Faubourg Saint-Germain », qui plus tard favorise sa conversion de l'orthodoxie au catholicisme. Leur correspondance sera publiée. Finalement épuisée par ses déceptions sentimentales et l'éloignement de son mari, elle se réfugie auprès de sa tante Jeanne Bibesco, prieure et fondatrice du carmel d'Alger. Elle songe même à divorcer, mais se ravise. Compréhensif, son époux lui offre en 1912 son château familial, le château de Mogoșoaia (parfois écrit Mogosoëa). Peu avant la Grande Guerre, la princesse fait un voyage en Espagne et sur les traces de Chateaubriand, son écrivain favori. Elle retourne en mai en Roumanie, où elle a l'honneur de recevoir l'empereur Nicolas II et sa famille, qui sont en visite auprès de laprincesse héritière Marie, épouse de Ferdinand, bientôt roi.

La princesse Bibesco fait la connaissance en mars 1915 de Christopher Thomson, attaché militaire de l'ambassade d'Angleterre à Paris. Il s'occupait alors de favoriser l'entrée en guerre de la Roumanie aux côtés des Alliés, bien que le petit royaume de fût pas bien préparé politiquement et militairement. Le diplomate restera attaché à la princesse toute sa vie et correspond avec elle régulièrement, tandis qu'elle dédicace certains de ses livres à C.B.T.. Plus tard, il deviendra pair du parti travailliste, et secrétaire d'État de l'Air. Elle visite le lieu où il trouva la mort dans un R101, en décembre 1930, visite qu'elle effectue avec l'abbé Mugnier qui était leur ami commun.

Finalement la Roumanie entre en guerre du côté des Alliés en 1916 et la princesse Bibesco s'engage comme infirmière dans un hôpital de Bucarest, jusqu'à ce que sa maison de Posada (dans la vallee de Prahova, dans lesCarpates), soit détruite par un bombardement allemand. Elle fuit la Roumanie et rejoint sa mère et sa fille réfugiées à Genève, après avoir fait une halte en Autriche-Hongrie chez les Tour et Taxis à Loučeň (allemand Lautschin).

La princesse écrit tous les jours, surtout le matin, et son Journal intime ne comporte pas moins de soixante-cinq volumes. Elle écrit en Suisse, Isvor, pays des saules, considéré comme l'un de ses meilleurs livres, où elle décrit les habitudes et traditions de son peuple, imprégné de superstitions paysannes, mélangées à une Foi orthodoxe fervente.

La tragédie n'épargne pas sa famille, puisque sa sœur cadette et sa mère se suicident, la première en 1918, et la seconde en 1920. Elle mène une vie parisienne et cosmopolite après la guerre. Elle compte alors parmi ses amis proches Jean Cocteau, Francis Jammes, Max Jacob, François Mauriac, Rainer Maria Rilke, ou Paul Valéry. Elle est bien sûr invitée au mariage de son cousin par alliance le prince Antoine Bibesco, ami de Marcel Proust, avec Elizabeth Asquith, fille du premier ministre Herbert Henry Asquith. Cette dernière connaîtra par la suite une certaine notoriété littéraire. Elle est enterrée dans la sépulture familiale des Bibesco à Mogosoaia.

La princesse Bibesco habite, jusqu'à la fin de sa vie, un appartement que lui a laissé son cousin le prince Antoine Bibesco, dans son hôtel particulier du 49 quai de Bourbon au bout de l'Île Saint-Louis, où elle tient un salon littéraire. Lorsqu'elle est en Roumanie, elle se retrouve à Posada qu'elle fait rebâtir, ainsi que dans son château de Mogosoaia qu'elle restaure, toujours dans le style néobyzantin. Lors d'un séjour à Londres, en 1920, elle rencontre Winston Churchill. Ils resteront amis, jusqu'à la mort de Churchill en 1965.

Sa fille épouse en octobre 1925 le prince Dimitri Ghika. Le mariage est brillant. Trois reines y assistent : la reine Sophie de Grèce, née princesse de Prusse, la reine Marie de Yougoslavie, née princesse de Roumanie et laprincesse Aspasie de Grèce, épouse du roi des Hellènes. Ses livres à cette époque rencontrent un grand succès, comme Le Perroquet vert (1923), Catherine-Paris (1927), ou Au bal avec Marcel Proust (1928). Elle est très proche du roi Alphonse XIII et a une courte liaison avec Henry de Jouvenel, ce qui lui inspire son livre Égalité, Jouvenel étant alors proche des idées socialistes. Lorsqu'elle se rend à Londres, elle est au milieu d'un cercle d'admirateurs, parmi lesquels Ramsay MacDonald ; le duc de Devonshire, Edward Cavendish ; Philip Sassoon, etc. Elle est aussi l'amie de Vita Nicolson, née Sackville-West, de Violet Trefusis ou de Lady Leslie et desRothschild. Elle se rend souvent de Paris en avion avec son mari qui parfois pilote, et dont c'est la passion, dans diverses villes européennes, comme Rome4, Raguse, Belgrade, Athènes, ou les villes de Belgique et d'Angleterre. Elle va même à Constantinople qui vient d'être rebaptisée Istanbul. Elle se rend en avion en Tripolitaine. Elle est invitée en 1934 aux États-Unis, où elle est reçue par Franklin Delano Roosevelt et son épouse Eleanor.

Ses besoins augmentent au fur et à mesure de la restauration de son château de Mogosaia, aussi écrit-elle également des romans plus populaires et des articles dans les journaux féminins, comme le Vogue français, sous le pseudonyme de Lucile Decaux. Elle écrit en plus pour Paris-Soir et The Saturday Evening Post. Son château devient l'été le rendez-vous d'hommes politiques qu'elle invite dans les années d'entre-deux-guerres, comme Louis Barthou, qui appelle l'endroit « la seconde Société des Nations. » Elle y reçoit des ministres, des diplomates et des écrivains (par exemple Paul Morand ou Antoine de Saint-Exupéry) et aussi Gustave V de Suède et la reine de Grèce, les princes de Ligne, de Faucigny-Lucinge, les Churchill ou les Cahen d'Anvers.

Lorsque la montée de périls commence à bouleverser l'Europe, la princesse se prépare. Elle se rend en 1938 auprès de son ami le Kronprinz Guillaume, qui n'a aucune influence politique et elle est présentée à Göring. En 1939, elle se rend en Angleterre, où elle rend visite à George Bernard Shaw. L'aîné de ses petits-enfants, Jean-Nicolas Ghika, est envoyé étudier en Angleterre la même année. Il ne reverra plus la Roumanie avant cinquante-six ans. La Roumanie entre en guerre en 1941, cette fois-ci du mauvais côté.

Son époux le prince George-Valentin meurt en 1941. Le ménage s'était rapproché dans les dernières années, surtout pendant la maladie du prince. Elle se rend ensuite dans Paris occupé, puis à Venise, puis secrètement enTurquie en 1943 avec son cousin Barbo Stibey, afin de négocier la sortie de la Roumanie du conflit mondial. Elle parvient à fuir son pays le 7 septembre 1944, devant l'avancée de l'Armée rouge qui en chasse les Nazis. Elle retourne à Paris, quai de Bourbon. Elle a perdu toute sa fortune et tous ses biens en Roumanie. Ils sont nationalisés en 1948 par les communistes. Elle s'installe à Paris.

Sa fille la princesse Ghika, et son mari, parviennent à quitter la Roumanie en 1958, après avoir fait de la prison. Ils s'installent en Cornouailles dans une maison, Tullimaar, que leur a achetée la princesse Bibesco. Elle-même, après être restée deux ans au Ritz, retrouve le quai de Bourbon en 1948. Désormais, elle vit de sa plume. Elle est élue en 1955 au siège de l'Académie de Belgique tenu auparavant par sa cousine la poétesse Anna de Noailles et elle est nommée chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur en 1962.

La Nymphe Europe, livre en partie autobiographique, rencontre un grand succès en 1960. Elle est alors devenue une « grande dame » de la littérature française, reçue par le général de Gaulle qui l'appréciait. Elle assiste ainsi en 1963 au dîner donné à l'Élysée en l'honneur du roi et de la reine de Suède. Lorsque le général de Gaulle se rend en visite d'État en Roumanie (toujours communiste) en 1968, il emporte avec lui un exemplaire d'Isvor, pays des saules et déclare à la princesse : « Vous êtes l'Europe pour moi. » Le général n'avait pas la conception étroite répandue à l'époque d'une Europe s'arrêtant au rideau de fer. Lorsque, plus de vingt ans plus tard, le mur de Berlin disparaît, sans doute l'esprit de personnalités à l'éducation véritablement européenne, comme la princesse Bibesco, a-t-il dû se réjouir.

Les Roumains, quant à eux, qui étaient coupés de leur histoire pendant plus de quarante ans, découvrent sa personnalité, après sa mort, et celle d'un pays à jamais disparu. En France, pays où elle a le plus vécu et auquel elle a le plus donné, elle n'est plus connue désormais que dans des cercles restreints.
  • Emil  CIORAN

Emil Cioran né le 8 avril 1911 à Rășinari en Roumanie, mort le 20 juin 1995 à Paris, est un philosophe et écrivain roumain, d'expression roumaine initialement, puis française à partir de 1949 .
Il est interdit de séjour dans son pays d'origine à partir de 1946, pendant le régime communiste. Bien qu'ayant vécu la majeure partie de sa vie en France, il n'a jamais demandé la nationalité française.
À 22 ans, il publie Sur les cimes du désespoir, son premier ouvrage, avec lequel il s'inscrit, malgré son jeune âge, au panthéon des grands écrivains roumains.
Arrivé en France à la fin de cette année 1937 comme boursier de l'Institut français de Bucarest, il ne reviendra jamais en Roumanie.
Les communistes qui ont pris le pouvoir en Roumanie à l'issue de la Seconde Guerre mondiale ayant interdit ses livres, il reste à Paris jusqu'à la fin de son existence.
Il reste pauvre, décidé à « ne plus jamais travailler autrement que la plume à la main ». Alors il se promène simplement au jardin du Luxembourg bénéficiant parfois de l'aide matérielle de rares amis qui lui permettent de prendre ses repas au restaurant universitaire, duquel il sera ensuite exclu vers l'âge de 40 ans.

Son œuvre, essentiellement composée de recueils d'aphorismes, marquée par l'ascétisme et l'humour, connaît un succès grandissant. L'œuvre de Cioran, ironique et apocalyptique, est marquée du sceau du pessimisme, du scepticisme et de la désillusion. En 1973, Cioran publie son œuvre la plus marquante : De l'inconvénient d'être né. En 1987, il publie son ultime ouvrage, Aveux et anathèmes, avant de mourir, huit années plus tard, en 1995, de la maladie d'Alzheimer sans avoir mis à exécution son projet de suicide.
Anecdotes :
-Cioran refusa tous les prix littéraires (Sainte-Beuve, Combat, Nimier, Morand, etc.) à l'exception du prix Rivarol en 1949, acceptation qu'il justifia par un besoin financier.
-En 1940, place Saint-Michel, il « faillit être la première victime » de l'entrée des Allemands dans Paris, parce qu'il lançait des paquets de cigarettes à un convoi de prisonniers français.
-Invité dans une université américaine, et présenté comme l'égal des plus grands philosophes, il déclara inquiet : « Mais je ne suis qu'un plaisantin ! »

  • Mircea  ELIADE
Mircea Eliade (13 mars 1907 à Bucarest - 22 avril 1986 à Chicago) est un historien des religions, mythologue, philosophe et romancier roumain.
Il est polyglotte qui parlait et écrivait couramment cinq langues (roumain, français, allemand, italien et anglais) et savait lire aussi l'hébreu, le persan et le sanskrit, mais la majeure partie de ses travaux universitaires a été écrite d'abord en roumain, puis en français et en anglais.
Mircea Eliade est considéré comme l'un des fondateurs de l'histoire moderne des religions. Savant studieux des mythes, Eliade élabora une vision comparée des religions, en trouvant des relations de proximité entre différentes cultures et moments historiques. Au centre de l'expérience religieuse de l’homme, Eliade situe la notion du « Sacré ».
À l'automne 1945, il s'installe à Paris et Georges Dumézil l'invite à la Ve section de l'École pratique des hautes études pour présenter les premiers chapitres de ce qui deviendra plus tard son Traité d'histoire des religions.
La même année, il rédige en roumain Les Prolégomènes à l'histoire des religions, qui paraîtront par la suite en français sous le titre de Traité d'histoire des religions (1949) avec une préface de Dumézil. En 1949, il se fait particulièrement connaître du public français avec la parution de son essai sur Le Mythe de l'éternel retour (Gallimard).

En 1956, il fait paraître son ouvrage le plus célèbre, Le Sacré et le Profane (Gallimard, 1956). Durant ces années, il fréquente régulièrement les rencontres d’Eranos (fondées par Carl Gustav Jung) à Ascona (Suisse).
À partir de cette période, Eliade et son épouse Christinel Cottesco voyagent en Europe et aux États-Unis, poursuivant leurs recherches, tout en étant sollicités de part et d'autre pour des conférences et des colloques.
Le film L'Homme sans âge de Francis Ford Coppola avec Tim Roth est tiré d'un de ses livres.
Il décède le 22 avril 1986 à Chicago.

  • Henri  NEGRESCO
En 1868, il naît à Bucarest en Roumanie, fils de Jean Negrescu, aubergiste dans la campagne environnante de Bucarest, et de Marie Radescu.
En 1883, âgé de 15 ans, il quitte son pays pour étudier à Paris. En 1893 il s'installe à Monte-Carlo puis devient maître d'hôtel à Londres puis directeur d'établissement.
Au début du XXe siècle, sa décision est prise de s'installer définitivement sur la Côte d'Azur qui draine une clientèle d'élite d'Europe et d'Amérique avant la Première Guerre mondiale. Il s'installe à Monaco où il devient maître d'hôtel du restaurant du Helder ; il y montre tout son talent pour traiter et conserver une clientèle d'élite huppée, composée notamment de milliardaires, rois et princes de la Riviera tels des Vanderbilt, des Rockefeller, Basil Zaharoff, Isaac Merritt Singer etc. Il devient rapidement directeur de l'établissement.
Charles Lefranc, commerçant niçois, le met en relation avec Édouard Baudouin, nouveau concessionnaire du Casino municipal de Nice, dont l'architecte Édouard-Jean Niermans – un des meilleurs architectes du moment – est en train de finir le réaménagement. Il prend alors rapidement la direction du restaurant de ce casino.
En 1912 il fait construire l'Hôtel Negresco sur la promenade des Anglais à Nice, face à la baie des Anges sur la route du bord de mer, pour y accueillir sa fidèle clientèle de grosses fortunes de la planète.
Enfin, le 4 janvier 1913, le palace connaît une brillante inauguration où sont présentes plus de sept têtes couronnées. Chacun s’extasie devant le grand hall elliptique de style Louis XVI, la rotonde lumineuse, le tapis géant d’un coût de 300 000 francs de l'époque ou encore l’ameublement signé Paul Dumas dans les 450 chambres. La verrière, comme en témoigne son classement aux monuments historiques, est l'œuvre d'Edouard-Jean Niermans qui concevait ses bâtiments dans leur totalité (contrairement à une idée reçue, l'armature n'est pas de Gustave Eiffel qui n'est jamais intervenu au Negresco). Sous la verrière se trouve un lustre de Baccarat de 4,60 mètres et 16 800 cristaux, à l'origine destiné au tsar Nicolas II de Russie et dont un exemplaire identique se trouve au Kremlin ; le sol de la pièce est pour sa part en marbre de Carrare

À la même époque, il rachète le restaurant du casino d'Enghien-les-Bains où il se rend tous les étés.
Jusqu'à la veille de la Grande Guerre, l’hôtel accuse un bénéfice semestriel de 200 000 francs. En 1914, ses installations toutes neuves souffrent de son usage comme hôpital militaire. Il est déréquisitionné en septembre 1918. Les procédures d’indemnisation pour le restaurer trop compliquées et le manque de clientèle poussent Henri Negrescu à la ruine.
Il meurt d'un cancer et ruiné, à Paris, 74 avenue des Champs-Élysées, le 14 mai 1920, à l'âge de 52 ans.

  • Victor BABES

Victor Babeş ou parfois francisé en Babès (4 juillet 1854 – 19 octobre 1926) est un médecin microbiologiste roumain, un des fondateurs de la bactériologie et de l'immunologie. Il a donné d'importantes contributions à l'étude de la rage, de la lèpre, de la diphtérie, de la tuberculose, et d'autres maladies infectieuses.
En 1885 il découvre le parasite sporozoaire de la tique appelé Babesia et qui cause la fièvre du Texas ou fièvre de Nantucket, nommée depuis « babésiose ». La même année il signe avec Victor André Cornil la première édition du premier traité de bactériologie jamais publié. Une troisième édition revue et augmentée, datant de 1890, comportera deux volumes.
in romaneste
Il est le premier à démontrer la présence du bacille de la tuberculose dans l'urine des patients infectés. Il est l'un des fondateurs de la sérothérapie et le premier à introduire en Roumanie le vaccin contre la rage.
Il devient professeur de pathologie et de bactériologie à l'Université de médecine et pharmacie Carol Davila de Bucarest. Il est membre de l'Académie roumaine en 18931, membre correspondant étranger de l'Académie de médecine en 18922, et officier de la Légion d'honneur.
  • Traian Vuia, pionnier de l’aviation mondiale
C’est lui qui a réalisé le premier vol mécanique en Europe, le premier vol d’un avion monoplan et le premier vol mécanique complet.
Traian Vuia est né en 1872, dans l’ouest du pays, dans le comté de Timiş, à Surducu Mic, petit village de la commune de Bujoru – qui porte aujourd’hui son nom.
Le jeune Traian Vuia suit les cours du lycée de Lugoj, manifestant très tôt sa passion pour le vol.
in romaneste
C’est pour suivre cette passion qu’il s’est rendu à Budapest, où il s’inscrit à l’école polytechnique. Pourtant, pour des raisons financières, il est obligé d’y renoncer, pour devenir juriste. Il allait être avocat jusqu’à ce qu’à l’âge de 30 ans il commence à concevoir le projet du premier appareil de vol et décide de se rendre à Paris, en quête d’un financement. Il y arrive le 1er juillet 1902.
Sorin Turturică: « C’était un an et demi avant le vol des frèresWright, en Amérique. Vuia a dessiné l’aéroplane qu’il voulait construire, mais il n’a pas eu l’argent nécessaire pour y arriver avant les frères Wright. De sorte qu’il sera le deuxième au monde à avoir volé et le premier à le faire en Europe. C’est à peine en 1905 qu’il réussit à réaliser l’avion de ses rêves. Celui-ci pesait 270 kilos – le pilote compris – et il était équipé d’un moteur de 20 CP – ce qui était très peu. Pour un aéroplane, le moteur est la clé du succès et il doit remplir certaines conditions : être léger, développer une grande puissance et consommer peu de combustible. Or, le moteur de Traian Vuia était un moteur de voiture, un moteur Serpolet, qu’il avait adapté, et il ne réunissait pas ces trois qualités. Il n’avait que 20 CP, il était lourd et il consommait très vite le carburant. C’est pourquoi, le 18 mars 1906, quant il a fait les premiers essais, l’avion s’est élevé à 1 m – 1,5 m au dessus du sol. Certains affirment qu’il a volé 12 mètres, selon d’autres témoins oculaires, il aurait volé 15 ou même 20 mètres. Ce fut plutôt un saut.»
Pourquoi ce « saut » avec l’appareil appeler Vuia I est-il tellement important et pourquoi a-t-il valu à Traian Vuia une place dans l’histoire de l’aviation mondiale ?
Sorin Turturică: «Traian Vuia avait démontré comment on pouvait arriver à voler : il fallait rouler, actionner les commandes, l’avion devait se détacher du sol et s’élever. En fonction des qualités aérodynamiques de l’appareil et de la puissance du moteur, on devait voler et ensuite, bien sûr, atterrir toujours par les moyens dont l’avion disposait. »
Traian Vuia a continué ses expériences et, en 1907, il a construit un deuxième avion, Vuia II, avec lequel il s’est élevé à 5 mètres au-dessus du sol. Après ces essais, Vuia cesse pour un certain temps de s’occuper de l’aviation.
Pourtant, après la première guerre mondiale, il tente de nouveau de revenir au vol mécanique. Entre 1918 et 1922, il essaie 2 prototypes d’hélicoptères. Ces essais sont moins connus du grand public.
Les prédécesseurs de Traian Vuia construisaient des appareils de vols, des aéroplanes aux grandes ailes, plus résistantes, avec lesquels ils s’envolaient depuis les pentes. Traian Vuia a été le premier à imaginer un appareil qui combinait l’aéroplane et la voiture.
Sa réalisation est d’autant plus méritoire, qu’il a dû affronter la mentalité conservatrice de l’époque – précise le muséologue Sorin Turturică : « Ils étaient peu nombreux ceux qui affirmaient que le vol mécanique était possible. Tout le monde pensait que l’on ne pouvait voler qu’avec des ballons, soit des appareils plus légers que l’air. Ceux qui pensait que l’on pouvait voler avec un appareil plus lourd que l’air étaient ironisés, on se moquait d’eux dans les journaux... Et leur mérite est d’autant plus grand, qu’ils ont réussi à surmonter toutes les difficultés et les frustrations. Par exemple, ils ne trouvaient pas de financement pour leurs projets. On les regardait comme des illusionnistes. Après avoir volé, on les a considérés comme des suicidaires. La mentalité des gens a changé lentement, c’est à peine dans les années ’20 et ’30 du siècle passé que les aviateurs sont devenus des héros nationaux. »
La plupart de sa vie, Traian Vuia l’a vécue a Paris. Pendant la deuxième guerre mondiale, il a fait partie de la Résistance française, aux côtés d’autres Roumains. Vers la fin des années ’40, il est retourné en Roumanie, où il s’est éteint en septembre 1950.

  • Hariclea Darclée Une des plus grandes cantatrices que la Roumanie ait jamais données au monde...
Giacomo Puccini a écrit pour elle Tosca, Pietro Mascagni –Iris et Alfredo Catalani - La Wally. Elle est montée sur les plus grandes scènes – à Paris, Florence, Milan, Rome, Berlin, Madrid, Barcelone, Lisbonne, Monte Carlo, Moscou, Saint Petersbourg New York, ou encore Buenos Aires. Hariclea Darclée a débuté le 26 décembre 1890, dans le Cid de Massenet, étant applaudie par Giuseppe Verdi lui-même, à la Scala de Milan, la scène qui l’a rendue célèbre. Son succès lui a valu des contrats avec les plus grands théâtres italiens.
Mihaela Soare, musicologue et réalisatrice à Radio Roumanie Culture, nous présente quelques repères de la carrière de Haricleea Darclée: « Selon l’Encyclopédie du spectacle, Haricleea Darclée a été, pendant 25 ans, la plus grande soprano du monde. En fait, sa carrière a duré 30 ans. Elle a fait ses débuts à 28 ans, à Paris dans « Faust » de Gounod, et s’est retirée à 58 ans, lorsqu’elle est montée sur scène à Milan, pour chanter dans « Roméo et Juliette », du même compositeur français. Il faut dire que Gounod l’a tout simplement adorée. Il l’a découverte lorsqu’elle avait 30 ans, donc au tout début de sa carrière, et lui a confié le rôle de Juliette. Darclée a marqué l’art lyrique, notamment en Roumanie, Italie et France. Elle avait une voix magnifique, puissante mais aussi très souple, qui lui a permis d’aborder depuis les rôles de colorature aux grands rôles écrits par Verdi. D’ailleurs, le maître italien lui envoyait des bouquets de fleurs et des lettres admiratives dont parle le fils de la cantatrice, Ion Hartulary Darclee, dans son livre consacré à la carrière de sa mère. Ce sont des moments émouvants, qui font partie de l’histoire de l’opéra universel. »

« Cette femme est un génie artistique », disait Puccini, admirateur inconditionnel de Darclée, ajoute la musicologue Mihaela Soare:«N’oublions pas que Darclée a été la première Floria Tosca, c’est elle qui a chanté lors de la première de l’opéra Tosca, le 14 janvier 1900, c’est grâce à elle que Puccini a écrit le célèbre air „Vissi d´arte, Vissi d´amore” ; car Darclée lui disait: „Maître, il y a beaucoup de tension dans Tosca, c’est très dramatique, on ressent le besoin d’une pause, d’un instant de lyrisme.” Alors, Puccini a répondu, „très bien, essayons ça” et s’est mis à écrire un air avec Darclée ; le résultat a été cette pure merveille à laquelle s’essayent, depuis, toutes les grandes sopranos. Puccini, lui aussi, lui envoyait des fleurs et des lettres après chaque spectacle ; après la première de Tosca, il l’a appelée „La mia brava, bella Floria Tosca”, „Ma belle et courageuse Floria Tosca”, puisque Hariclea Darclée fut celle qui a pratiquement sauvé l’opéra. Le public n’appréciait pas la dureté du sujet, mais, grâce à « Vissi d’arte », Darclée a réussi à sauver Tosca de l’échec».
Malheureusement, la voix d’Hariclea Darclée ne nous est parvenue que dans l’enregistrement de deux chansons roumaines: «La chanson de la petite flûte» du compositeur George Stephanescu et «Ô, ma belle, combien on s’aime» du compositeur Tiberiu Brediceanu ; bien que réalisé à un âge très avancé de la soprano, cet enregistrement nous permet de mesurer la qualité de la tessiture de cette immense voix. Hariclea Darclée repose au cimetière Bellu de Bucarest, aux côtés de son fils, compositeur d’opérette. En 1995, lors du 135e anniversaire d’Hariclea Darclée, un Concours national de chant qui porte son nom a été créé dans sa ville natale de Brăila, sur le Danube, à l’est de la Roumanie. Présidé par une ancienne soprano d’origine roumaine, Mariana Nicolesco, et placé sous le haut patronage du président de la Roumanie, ce concours est devenu, avec le temps, un événement incontournable de la vie musicale nationale.

  • George Enescu
Le premier compositeur roumain entré dans le patrimoine culturel mondial.
George Enescu: violoniste, pianiste, chef d’orchestre, compositeur
Né le 19 août 1881, dans le nord du pays, à Liveni-Vârnav – commune qui porte aujourd’hui son nom – George Enescu, a été un excellent violoniste, pianiste et chef d’orchestre. Pourtant, son rêve, dès son enfance, a été de devenir compositeur: « C’est curieux : je ne savais rien, je n’avais rien écouté – ou presque – il n’y a eu personne auprès de moi pour m’influencer et pourtant, dès que j’étais petit, j’ai eu cette idée fixe de devenir compositeur. Seulement compositeur. » - déclarait plus tard George Enescu au critique musical et journaliste radio Bernard Gavoty.
L’artiste semble avoir eu sa première expérience musicale décisive à l’âge de 3 ans, lorsqu’il a écouté un orchestre de ménétriers. A 4 ans, son père lui apprend les premières notions musicales, à 5 ans, il rencontre Eduard Caudella, compositeur et professeur au Conservatoire de Iaşi, qui allait guider ses premiers pas dans le monde de la musique. En 1888, il commence ses études au Conservatoire de Vienne, où il étudie, pendant 6 ans, avec des professeurs renommés de l’époque, dont Siegmund Bachrich et Josef Hellmesberger Junior. Ce dernier était professeur de violon et fils du directeur du Conservatoire de Vienne. Sur sa recommandation, George Enescu est envoyé par son père se perfectionner au Conservatoire de Paris. Il avait 14 ans.

Deux moments importants de sa vie de musicien ont lieu durant cette période. Tout d’abord, son premier récital réunissant des morceaux dont il était l’auteur, alors qu’il avait 15 ans à peine, dans le cadre d’un concert de musique de chambre accueillie par la Petite Salle Pleyel de Paris. Ce concert confirmait « l’apparition d’un créateur roumain exceptionnel dans le monde musical international » - pour citer le musicologue Viorel Cosma. Le second événement important allait se produire une année plus tard, en 1898, lorsque George Enescu fait ses débuts, en tant que compositeur, toujours à Paris, où il présente son « Poème roumain », interprété par l’orchestre « L’Association Artistique » sous la baguette d’Edouard Colonne. L’œuvre a joui d’un immense succès auprès du public et des critiques.
Après la deuxième guerre mondiale, George Enescu allait quitter définitivement la Roumanie pour s’établir à Paris, où il s’éteint en 1955.
En raison de la reconnaissance internationale et de la grande renommée dont il a joui, George Enescu a eu de nombreuses occasions de donner des cours à Paris et à Fontainebleau (en France), à Sienne (en Italie) et New York (aux Etats-Unis), à Brighton et Bryanstone (au Royaume Uni).
Le monde a conservé le souvenir de George Enescu grâce aussi aux disciples qui ont compris sa pensée et sa vision de la musique. Parmi ses disciples ont compté : Yehudi Menuhin, Dinu Lipatti, Arthur Grumiaux, Christian Ferras et Ida Haendel.

  • Ana Aslan

Née le 1er janvier 1897, à Brăila, Ana Aslan a démontré au monde entier que la vieillesse se soigne, comme n’importe quelle autre maladie. Sa célébrité, elle l’a dû au travail, au talent et à son abnégation sans limites. Distinguée, en Italie, du Merito della Repubblica, Ana Aslan a été professeur Honoris Causa et docteur émérite de l’Université Bragança Paulista, du Brésil. Nommée chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques, elle a été membre de plusieurs sociétés nationales et internationales de gérontologie.
Le nom d’Ana Aslan est lié au produit pharmaceutique Gerovital H3, utilisé dans le traitement anti-âge et de l’athérosclérose. Elle a collaboré aussi à la réalisation d’un autre produit, Aslavital, fabriqué à l’échelle industrielle à compter de 1980.
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Ana Asla a mené un combat incessant contre la vieillesse, comme elle l’avouait dans un entretien à la radio publique roumaine en 1973.„J’ai toujours été touchée par cet âge. C’est peut-être parce que mon père avait 20 ans de plus que ma mère et que moi, j’étais la benjamine de la famille. Lorsque je suis devenue médecin, j’ai été interpellée par la phrase d’un docteur et professeur en médecine. Il avait dit, s’adressant à un vieil homme: « J’ai fait tout ce qui est en mon pouvoir. Que Dieu vous protège désormais. » Je suis contre l’idée que l’homme n’a qu’à se faire à la maladie et à la mort. Si je ne pensais pas que la mort est injuste, il me faudrait croire que c’est la vie qui est injuste. Seulement voilà, la vie est une réalité. Vous ne connaissez que la vieillesse dégradée, mais moi je sais que la belle vieillesse, qui échappe à la dégradation physique, est bien possible. Je connais pas mal de personnes âgées très actives. A mon avis, la vitalité est une facette de la beauté, une forme d’intelligence. J’ai énormément lu sur ce sujet et pas que des ouvrages scientifiques. « La Vieillesse », de Simone de Beauvoir, par exemple, est un livre élaboré, mais je trouve que l’écrivaine est trop pessimiste à l’égard de la vieillesse. Je regrette qu’elle ne soit pas venue en Roumanie pour constater la vieillesse n’est pas forcément pessimiste.”
En 1949, Ana Aslan a commencé à étudier les effets de la procaïne, un anesthésique local fort connu, sur le rhumatisme d’un jeune homme souffrant d’arthrose. Au bout de deux ans, elle allait entamer des essais de longue durée sur les animaux, en menant, en parallèle, une étude clinique sur 25 patients âgés, auxquels elle avait administré de la procaïne injectable. Un des exemples prouvant l’efficacité du traitement est celui d’un patient âgé de 110 ans. Après quatre ans de traitement, le tremblement des mains et de la tête avait presque cessé, il pouvait marcher tout seul, l’appétit lui était revenu, ses cheveux commençaient à redevenir noirs et puis un bon état psychique avait remplacé la déprime.
Ses réussites en matière de prophylaxie et de thérapie contre le vieillissement ont eu un fort impact sur le monde médical et sur l’opinion publique internationale.
Sur la liste des patients de Ana Aslan on retrouve des noms sonores tels: Ymma Sumak, Salvador Dali, Charlie Chaplin, Pablo Neruda, Aristotel Onassis, Jacqueline Kennedy, Indira Gandhi, Marlene Dietrich, Charles de Gaulle, Lilian Gish, Tito. Ana Aslan a également fondé le premier Institut de gériatrie au monde, en 1952. A présent, les produits préparés selon sa formule sont commercialisés par une société roumaine basée à Cluj.
  • Nicolae Constantin Paulescu
Nicolae Constantin Paulescu a été médecin et physiologiste roumain.
Il a contribué par ses recherches à la découverte de l’hormone antidiabétique, appelée insuline. 
Né à Bucarest, le 8 novembre 1869, Nicolae Paulescu a fait ses études de médecine à Paris.
En 1897 il décrochait son diplôme de docteur en médecine, sa thèse de doctorat s’intitulant « Recherches sur la structure de la rate ». De retour en Roumanie, en 1900, il enseigne à la chaire de physiologie de la Faculté de médecine et devient directeur de la clinique de médecine interne de l’Hôpital „St. Vincent de Paul” de Bucarest.
Avant la Première guerre mondiale, Nicolae Paulescu entame ses recherches sur un extrait pancréatique aqueux.
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Après avoir publié dans une revue belge spécialisée le traité"Recherches sur le rôle du pancréas dans l’assimilation nutritive, Nicolae Paulescu décide de reporter l‘annonce des résultats définitifs de sa recherche, vu l’atmosphère tendue qui régnait dans la capitale roumaine occupée par les troupes allemandes. Dans ce contexte, deux jeunes chercheurs canadiens allaient utiliser ses recherches afin d’extraire la pancréine, cette hormone secrétée par le pancréas et ultérieurement appelée insuline. Mihaela Mihu: "En 1921, les deux Canadiens, Frederick Banting etCharles Best, ont isolé l’insuline animale. Le 14 novembre de la même année, ils ont rendue publique leur découverte. C’est cette date qui est connue depuis lors comme la Journée mondiale du diabète. Cette découverte a valu aux deux chercheurs canadiens le Prix Nobel. Ensemble avec Macleod, ils ont été aussi les premiers à avoir administré l’insuline chez les enfants. C’est donc à cause de la bureaucratie roumaine que Benting et Best sont considérés comme les découvreurs de l’insuline. Cette dernière représente, sans doute, la découverte la plus importante en matière de traitement du diabète".
Pendant trois décennies, Nicolae Paulescu a travaillé sans cesse dans les laboratoires de Bucarest, en dépit du contexte politique et de l’équipement médical rudimentaire. La substance miraculeuse qu’il a réussi à isoler dans l’organisme humain – l’insuline – continue de sauver la vie de milliers de personnes, des enfants notamment. Mihaela Mihu: "La découverte de l’insuline a marqué un véritable tournant, étant donné que jusque là le diabète, qui, chez l’enfant, était à hauteur de 90 % de type insulinodépendant, menait à la mort imminente. La découverte de l’insuline, administrée pour la première fois en 1922 chez un adolescent de 14 ans atteint d’un diabète, Léonard Thompson de son nom, allait bouleverser le traitement de cette maladie. La durée de survie a ainsi augmenté. Plus l’enfant est équilibré - car il ne faut pas oublier qu’il est en plein processus de croissance- plus l’apparition des complications est retardée et par conséquent la vie se prolonge".
Nicolae Paulescu est mort le 19 juillet 1931.
En 1990, le savant devenait membre de l’Académie roumaine, à titre posthume. Trois ans plus tard, en 1993, était inauguré à Bucarest l’Institut national du diabète, de la nutrition et des maladies métaboliques"Nicolae C. Paulescu".
  • Serge Moscovici

Serge Moscovici, le fondateur de la psychologie sociale moderne en Europe, est décédé le 15 novembre 2014, à Paris. Selon Le Monde, qui avait consacré un article à sa personnalité, Serge Moscovici a été un des philosophes de la science, anthropologues et théoriciens de l’écologie les plus importants.

Serge Moscovici naissait à Brăila, ville-port sur le Danube, dans une famille de Juifs, en 1925. Il était persuadé que sans la Seconde guerre mondiale, il aurait été négociant de céréales au bord du Danube, comme son père et son grand-père. Cristian Munteanu, psychologue et psychothérapeute, nous aide à esquisser la personnalité de Serge Moscovici : « J’estime que deux éléments ont contribué à cristalliser cette grande personnalité d’origine roumaine qui a été Serge Moscovici. Son rapprochement et son adhésion de jeunesse à deux courants politiques âpres dont il s’est dédit par la suite, mais qui allaient marquer son avenir : le communisme et le sionisme. Emigrant dans l’accueillante France, étudiant en psychologie, Serge Moscovici a compris que l’une des démarches normalisatrices et nécessaires à la compréhension de la vie, des choix qu’il avait faits, mais aussi de l’ensemble du contexte qu’il a vécu a été la cure psychanalytique. Son mariage avec une psychanalyste s’y est ajouté, ainsi que le doctorat en Sorbonne avec une thèse sur la psychanalyse. Tous ces éléments ont eu le rôle de concentrer en lui des éléments créateurs et originaux. Je mentionnerais la théorie du nomadisme comme condition de la recherche, mais aussi des études dans le domaine de l’anthropologie politique, de l’écologie, de l’épistémologie, de la bioéthique et de la psychologie des comportements collectifs. Savant de renommée mondiale, invité à enseigner à des universités prestigieuses, créateur de chaire et de système philosophique, Serge Moscovici est un exemple notable de l’intellectuel du XXe s., réalisateur d’une œuvre non inscrite dans un quelconque courant dominant, ouvrant ainsi davantage l’horizon de de la recherche en psychologie ».
Serge Moscovici a été directeur de programme d’études à l’Ecole de hautes études en sciences sociales de Paris et professeur à la New School for Social Research din New York.
En 1979, il est devenu directeur du laboratoire européen de psychologie sociale. Il a été, à travers temps, titulaire d’une série de distinctions : officier de la Légion d’honneur ; docteur Honoris causa de la London School of Economics, de l’Universidad Nacional Autónoma de México, ainsi que des universités de Bologne, Bruxelles, Genève, Glasgow, Pécs, Rome et Séville. En 2003, il se voyait décerner le prix Balzan pour l’ensemble de son activité en psychologie sociale. En 2007, l’American Psychological Association et l’European Federation of Psychologists' Associations lui ont conféré le prix Wundt­James pour son activité à part dans le domaine de la psychologie sociale.
En 2010 il se voyait décerner le prix Nonino „Master of His Time" pour l’ensemble de son activité.

Serge Moscovici s’est toujours questionné sur la signification de la modernité et le progrès de l’humanité, dans le contexte de l’analyse du rôle de la science et de la technologie dans les crimes en masse commis pendant la Seconde guerre mondiale. Dans le domaine de l’écologie, il a rejeté la frontière que les théories sociales fixent entre la culture et la nature. Selon lui, la nature a une histoire propre qui n’est pas opposable à l’histoire de l’humanité. Et dans le domaine de la psychologie sociale, il a considéré qu’il n’y avait pas de frontière clairement délimitée entre l’individu et la collectivité.

  • Alina Cojocaru
Danseuse internationale de la décennie...
« Quand je ferme les yeux et je pense à Giselle, c’est la silhouette légère d’Alina Cojocaru que je vois flotter sur scène, en ondoyant, ses bras et sa tête gracieuse composant l’image parfaite de la danseuse romantique », écrivait récemment la journaliste Sarah Crompton dans The Telegraph.

La danseuse Alina Cojocaru est née à Bucarest ; voici son parcours en bref. A 10 ans, elle quitte la Roumanie pour étudier la danse à Kiev, pendant 7 ans. Elle se perfectionne ensuite à l’Ecole royale de danse de Londres, après avoir gagné la bourse du Prix Lausanne. Elle revient à Kiev, où elle débute avec « Don Quijote », mais après moins d’un an, elle repart à Londres où elle rejoint le Ballet royal. C’était en 1999. Très vite, elle devient première soliste.  

En 2010, à Moscou, Alina Cojocaru est sacrée Danseuse de la décennie.
En 2012, elle décroche le prix Danseuse de l’année, de la critique allemande, et Benois de la danse pour la meilleure danseuse. Et ce n’est qu’une sélection des nombreux prix de sa carrière.

En 2002, Alina Cojocaru évoluait pour la première fois sur une scène roumaine, interprétant, avec l’ensemble de l’Opéra national de Bucarest, le rôle de « Giselle ».

« Giselle » c’est le spectacle avec lequel Alina Cojocaru a eu un grand succès en 2001 à Londres. Sa évolution a été classé 10e dans le top des meilleures danses de la décennie selon Times online. « Son interprétation de début a été merveilleuse et elle a joué un des meilleurs rôles, pour devenir rapidement danseuse étoile à l’âge de 19 ans, pour devenir rapidement la plus jeune danseuse de l’histoire du ballet royal », notait la publication britannique.

A partir de 2002, Alina est revenue de temps en temps sur les scènes roumaines. Récemment elle a figuré à l’affiche du spectacle « La Sylphide » mis en scène par Johan Kobborg, son partenaire sur la scène, mais aussi dans la vie, à l’Opéra National de Bucarest. Au sujet de ce duo, The Guardian a récemment écrit qu’il était un des plus emblématiques de l’histoire du ballet. Pour ce qui est de la relation avec son pays natal, Alina Cojocaru affirme se sentir toujours roumaine : « Je suis toujours entièrement liée à la Roumanie, puisque c’est d’ici que je suis partie. Je suis Roumaine, c’est dans mon sang. Nous les Roumains, nous voulons toujours améliorer notre image à l’étranger, vu que de nos jours les frontières sont ouvertes et on parle beaucoup de chaque pays, tant du point de vue politique que culturel. Si dans le passé, j’apprenais à l’école l’histoire de chaque pays à part, maintenant les problèmes sont globaux. Et c’est probablement pourquoi j’estime partager aussi cette responsabilité. Je suis Roumaine et tout ce que je fais sera lié à la Roumanie ».

Après 13 ans passés au Ballet Royal de Londres, Alina Cojocaru s’attaque à un nouveau défi et quitte en début d’année cette compagnie pour devenir membre du ballet national anglais. En tant que danseuse étoile elle continue d’interpréter des rôles importants dans des spectacles donnés par des compagnies prestigieuses telles le Ballet de Hambourg et le Théâtre de ballet américain. Au mois de décembre, Alina Cojocaru a figuré à l’affiche de « Casse noisette » avec le Ballet national anglais, tandis qu'en janvier 2014 elle peut être suivie aux côtés de la même compagnie dans « Le corsaire ».
  • George Emil Palade
George Emil Palade est le seul Roumain lauréat du Prix Nobel. Cette prestigieuse distinction, qu’il a reçue en 1974, aux côtés des chercheurs belges Albert Claude et Christian René de Duve, couronnait leurs découvertes dans le domaine de la biologie cellulaire. La carrière impressionnante d’Emil Palade a commencé en Roumanie et allait atteindre son apogée à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il a émigré aux Etats-Unis en 1946 où il travaille comme chercheur à l’Université Rockefeller de New York.

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Emil Palade a reçu la nouvelle de s’être vu décerner le prix Nobel, au Canada, en Nouvelle-Ecosse, où il donnait une série de conférences. En 1998, le Centre d’histoire orale de la Radiodiffusion roumaine a enregistré le docteur Palade se rappeler les circonstances dans lesquelles il avait appris la nouvelle : « Cette nouvelle, je l’ai reçue quand j’étais à Halifax, en Nouvelle-Écosse, où j’avais été invité par l’Université locale à donner une série de conférences. J’avais donné la première, et je me préparais pour la deuxième. Quelques minutes avant de commencer, un des organisateurs m’a transmis que ma secrétaire de l’Université de Yale cherchait à me joindre par téléphone, avec un ton fébrile, et qu’elle avait quelque chose d’important à me communiquer. Elle m’a appris que j’avais reçu le Prix Nobel. Je lui ai dit de se calmer, de vérifier l’information et de me rappeler. Après la conférence, l’organisateur est revenu pour me dire que la secrétaire était encore plus excitée et que je devais lui parler. Elle avait vérifié l’information et la nouvelle était en effet officielle.»
L’élément le plus important des recherches de Palade a été celui d’expliquer le mécanisme cellulaire de production de protéines. Il a mis en évidence des particules intracytoplasmiques riches en ARN, au niveau desquelles a lieu la biosynthèse des protéines, et appelés ribosomes ou «corpuscules de Palade ».
En 1986, le docteur Palade se voit décerner aux Etats-Unis, la médaille nationale en biologie pour les « découvertes fondamentales dans le domaine d’une série essentielle de structures supra complexes et très organisées, présente dans toutes les cellules vivantes. »
  • Maria Tanase - "la reine du chant traditionnel roumain"
Le 25 septembre 1913, venait au monde Maria Tănase, celle qui allait être surnommée par ses contemporains "l'oiseau lyre" ou encore "la reine du chant traditionnel. Maria Tănase, qui fait ses débuts au milieu des années 1930, illustre par sa voix un genre musical en pleine expansion à l'époque : la chanson populaire. A la différence du folklore, dont les milliers de variantes sont chantées par des interprètes anonymes, la musique dite populaire reprend des chansons traditionnelles, avec de nouveaux arrangements standardisés.
Elle naquit en 1913, dans une famille pauvre et nombreuse qui vivait dans un faubourg de Bucarest, et mourut le 22 juin 1963.
Maria Tănase a fait ses débuts dans le chœur du Théâtre de variétés „Cărăbuş”, en 1934. C'est à cette même époque qu'elle commence à fréquenter les milieux artistiques et intellectuels de la capitale, grâce au metteur en scène Sandu Eliad, directeur du Théâtre juif „Baraşeum”. C'est d'ailleurs lui qui l'a présentée au musicologue Harry Brauner. Brauner a eu un coup de génie en lui choisissant des chansons traditionnelles d'une qualité exceptionnelle, de différentes zones. Quand Brauner a constaté qu'elle commençait à se débrouiller, il lui a cherché des lăutari (ménétriers) pour l'accompagner.
Brauner, un véritable Pygmalion, a modelé Maria Tănase, l'a aidée à surmonter ses problèmes et à devenir célèbre. Partout en Roumanie et dans les pays où Maria est allée en tournée, le public tombait sous le charme de sa beauté et de son tempérament artistique. Elle fait ses premiers enregistrements en 1936, l'année où elle signe aussi un contrat avec la filiale de Roumanie de la Maison de disques Columbia. 
En 1939, elle fait une tournée outre-Atlantique, où elle représente la Roumanie à l'exposition universelle de New York.

Dans le même temps, elle est recrutée par le Service spécial roumain de renseignement. Elle a chanté devant des milliardaires et des personnages politiques, devant des rois et des ambassadeurs. Elle est allée sur le front et dans les hôpitaux de campagne, pour apporter du confort aux soldats et aux blessés. Elle a reçu des prix et des décorations de la part des capitalistes et des communistes. Elle a collaboré avec les Agences d'espionnage britanniques et même avec la police politique communiste entre 1961-1962. Ses honoraires étaient fabuleux mais elle donnait l'argent à ses proches, qu'ils en aient eu besoin ou non. C'est pour ça qu'elle était tout le temps endettée et qu'elle mourut pauvre. 
Le régime communiste a renforcé le statut de star de Mariei Tănase, en lui organisant des funérailles nationales en 1963. La fascination que Maria Tănase exerçait sur le public n'a pas fléchi.
  • Ilie Nastase (né en 1946)
Numéro un mondial de tennis en 1973, ce joueur hors du commun remporta quelques 57 titres dont deux fois Rolland-Garros. Son humour, sa désinvolture sur les courts et en-dehors l’ont rendu particulièrement populaire en France. A son retour en Roumanie dans les années 90, il échoue dans la course aux municipales sur Bucarest.
  • Ion Tiriac (né en 1939)

Comparse d’Ilie Nastase, ce joueur est avant tout connu pour ses réussites en Coupe Davis. Devenu un des hommes d’affaires les plus importants de Roumanie, Tiriac a géré la carrière de nombreux tennismen. Il s’installe au pays aux lendemains de la Révolution de 1989. Rapidement, il devient l’un des principaux investisseurs du pays et accède à la présidence d’une banque qui porte son nom.


  •  Henri Coanda
Henri Coandă, né le 7 juin 1886 à Bucarest et mort le 25 novembre 1972 à Bucarest, est un ingénieur aéronautique roumain, pionnier de l'aviation mondiale et du moteur à réaction, savant et académicien roumain.
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Avec l'appui de l'ingénieur Gustave Eiffel et du savant Paul Painlevé, qui l'ont aidé à obtenir les autorisations nécessaires, Henri Marie Coandă a fait des expériences aérodynamiques préliminaires et a construit, dans l'atelier de carrosserie de Joachim Caproni, le premier avion à propulsion réactive, en fait un avion à réaction. Nommé conventionnellement Coandă-1910, l'appareil a été présenté en octobre 1910 au deuxième Salon de l'aéronautique (du 15 octobre au 2 novembre 1910 au Grand Palais) ; monoplan, il était révolutionnaire du fait de son moteur sans hélice (sic) : l'air était aspiré à l'avant par un compresseur, puis dirigé vers une chambre de combustion (une de chaque côté, à l'avant de l'appareil) qui fournissait la poussée. Le compresseur était alimentée en énergie par un moteur à piston classique1.

Le premier avion à réaction au deuxième Salon de l'aéronautique de 1910.

Lors du premier essai, à l'aéroport d'Issy-les-Moulineaux, de longues flammes sortent de la tuyère d'échappement. Henri Coandă coupe immédiatement le moteur, mais celui-ci a une inertie bien plus forte qu'un moteur à hélice : il continue un instant à délivrer une force propulsive, suffisante pour faire décoller l'avion (alors que ce n'était pas l'intention du pilote). Le moteur étant coupé, l'avion s'est écrasé contre un mur, après avoir éjecté son pilote. Henri Coandă s'en est tiré avec quelques brûlures et contusions mineures. On raconte queGustave Eiffel lui aurait dit : « Jeune homme, vous êtes né 30 ans trop tôt ! ». Coandă abandonne le moteur à réaction.

Cet incident sera le point de départ d'études approfondies qui aboutiront à la mise au point d'une tuyère dont le principe est toujours utilisé par les constructeurs de moteurs d'avion. C'est également l'origine de sa réflexion sur le déplacement des fluides que l'on appellera l’effet Coandă. Entre 1911-1914, Henri Coandă a été le directeur technique des usines d'avions de Bristol, Angleterre, où il fait construire des avions à hélice, de haute performance, de sa propre conception. Il est revenu en France, où il a construit un avion de reconnaissance (1916), très apprécié à l'époque, le premier traîneau-automobile propulsé par un moteur à réaction, le premier train aérodynamique du monde et autres. Il a fondé, en 1923, la société multicellulaire Coandă, de construction de maisons préfabriquées. En 1934, Henri Coandă a obtenu un brevet d’invention français, pour un « procédé et dispositif pour dévier un courant de fluide qui pénètre dans un autre fluide », qui se réfère au phénomène appelé aujourd’hui l’effet Coandă, et qui consiste dans la déviation d’un jet de fluide qui coule au long d’une surface convexe, phénomène observé, pour la première fois par celui-ci en 1910, lors des essais du moteur qui équipait son avion a réaction. Cette découverte l’a conduit a d'importantes recherches applicatives concernant l’hypersustentation des aérodynes, la réalisation des atténuateurs du son, ainsi de suite…

En 1939, il a implanté son usine aux environs de Poitiers. Il découvre alors Migné-Auxances et loge au château dont il se rend acquéreur en 1941.
Henri Coandă a utilisé les nombreuses dépendances du château et les Prés-Secs environnants pour travailler à la mise au point de prototypes d'engins munis deturbopropulseurs, préfigurant des hydroglisseurs et de futures soucoupes volantes (aérodynes lenticulaires).
Il vend le château le 1er juillet 1957, à la communauté des carmélites de Poitiers. Mais, avant de quitter Migné-Auxances, cet homme pieux et son épouse font don à l'église paroissiale d'un Christ en croix qu'il a réalisé.
  • Angela Gheorghiu
Angela Gheorghiu, de son nom patronymique Angela Burlacu, est née le 7 septembre 1965 à Adjud,Roumanie.
Gheorghiu chante des airs d'opéra très jeune avec sa sœur Elena Dan4 et, dès l'âge de 14 ans, étudie le chant à l'université nationale de musique de Bucarest sous la direction de Mia Barbu. 
L'obtention de son diplôme en 1990 succédant de peu aux événements ayant occasionné fin décembre 1989 la chute et l'exécution de Nicolae Ceaușescu, lui permet d'accéder à une carrière internationale. Sa carrière professionnelle débute à l'Opéra national roumain de Cluj-Napoca dans le rôle de Mimi (La Bohème) en 1990. Elle remporte le concours international Belvedère la même année.
Après avoir divorcé de son premier mari dont elle conserve le nom de famille, Gheorghiu, Angela épouse le ténor Roberto Alagna en 1996 avec lequel elle chante fréquemment sur scène et en studio. Elle est élue 74e plus belle femme du monde par le magazine FHM6,. En octobre 2009, 

Alagna annonce leur séparation dans les colonnes du journal Le Figaro. Gheorghiu confirme l'information sur son site web où elle affirme que le couple n'entretient plus de relation depuis deux ans. Leur séparation amène Gheorghiu à décliner l'offre qui lui est faite en décembre 2009 par le Metropolitan Opera de chanter Carmen en compagnie d'Alagna. Leur divorce est prononcé en décembre 2009. Néanmoins, lors d'un entretien avec le Daily Express au mois de mars 2011, elle dit qu'Alagna et elle sont à nouveau ensemble mais qu'ils souhaitent chanter séparément pendant quelque temps et qu'ils envisagent de se retirer tous deux de la scène et avoir leurs propres enfants. 
De fait, on a pu les voir ensemble en mars 2011 dans l'arrière-scène du Royal Opera House de Londres où Alagna interprète Aida.
  •  Gheorghe Zamfir
Gheorghe Zamfir (né le 6 avril 1941 à Găești, en Roumanie) est un musicien et compositeur roumain, virtuose de la flûte de Pan.
Il était autodidacte, mais il poursuivit des études à l'Académie de musique de Bucarest et au conservatoire de Bucarest (1968). Il fut découvert par l'ethnologue musical suisse Marcel Cellier.
Avec les bambous chinois les plus fins, il a amélioré la flûte traditionnelle roumaine (naï) de 20 à 22, 25, 28 et 30 pipes, augmentant le nombre de tons produits par l'instrument. Il est aussi l'auteur du manuel Traitė du naï roumain : méthode de flûte de Pan.


Au cours d'une carrière de près de cinquante ans, Zamfir a collaboré aux bandes originales de nombreux films, parmi lesquels : Le Grand Blond avec une chaussure noire d'Yves Robert, Pique-nique à Hanging Rock de Peter Weir, Il était une fois en Amérique de Sergio Leone, ou encore Kill Bill de Quentin Tarantino. Il a également sorti plus d'une vingtaine d'albums : Intemporel, Classics by Candlelight, The Feeling of Christmas, Love Songs... dans lesquels on peut entendre entre autres des musiques de films jouées à la flûte de Pan telles que dans Titanic ou le Grand Bleu.

  • Sergiu Celibidache
Sergiu Celibidache est un chef d'orchestre roumain, né le 28 juin 1912 à Roman (Roumanie) et mort le 14 août 1996 à La Neuville-sur-Essonne, près de Pithiviers (France).
Sergiu Celibidache étudia la philosophie et les mathématiques à Bucarest, puis la musique à Berlin auprès de Fritz Gmeind et Heinz Tiessen, lesquels exercèrent une profonde influence sur lui.
En août 1945, alors qu'il était tout jeune chef d'orchestre, une suite de coïncidences fortuites l'amenèrent à la tête de l'Orchestre philharmonique de Berlin. Wilhelm Furtwängler, le chef titulaire qu'il admirait beaucoup avait préféré s'exiler en Suisse en attendant d'être 'dénazifié' puisque toute apparition publique lui était alors interdite. Pour comble de malheur ou de hasard, le chef  Leo Borchard qui devait alors le remplacer fut accidentellement tué par une sentinelle américaine. Or, il semble qu'aucun autre chef expérimenté n'était disponible à cette époque ou en mesure d'être accepté par les autorités des quatre puissances qui occupaient désormais le territoire de Berlin.
Celibidache fut ainsi nommé chef du Philharmonique de Berlin en février 1946. Mais, au retour de Furtwängler, en 1947, il dut partager la direction de l'orchestre jusqu'à la mort de ce dernier en 1954. Jusqu'alors, le jeune chef roumain avait dirigé l'orchestre 414 fois, présentant beaucoup d'œuvres nouvelles de compositeurs tels que Boris Blacher, Heinz Tiessen (en), Paul Hindemith et Egon Wellesz. À la mort de Furtwängler, l'orchestre Philharmonique de Berlin choisit Herbert von Karajan pour lui succéder et rejeta la candidature de Celibidache qui quitta prestement Berlin. Il ne redirigea le Philharmonique de Berlin qu'une seule fois, en 1992, sur l'intervention du Président de la République Fédérale d'Allemagne. Contrairement à ce que l'on peut voir souvent écrit, Celibidache n'a jamais été l'assistant de Furtwängler, mais le chef associé du Philharmonique de Berlin. Cette méprise est due à Karajan qui fit purement et simplement effacer son nom de la liste des chefs titulaires et il faut donc rendre hommage au chef actuel de la Philharmonie, Simon Rattle, pour avoir rétabli le nom de Celibidache sur cette liste lors de son entrée en fonction.
En 1948, Celibidache fit ses débuts londoniens pour ensuite enregistrer quelques disques sous étiquette Decca. Après son départ de Berlin, il entama une carrière de chef itinérant au Danemark, notamment, en Suède, en Amérique du Sud et maintes fois en France, mais surtout en Italie où il dirigea les orchestres de La Scala à Milan, l'Orchestre de l'Académie nationale de Sainte-Cécile à Rome et, entre autres, les orchestres de la radio italienne (RAI) à Rome, Milan, Naples et Turin. Ses exigences pour de longues séances intensives de répétition furent enfin plus facilement satisfaites à la radio qu'aux concerts présentés dans les grandes salles de concerts symphoniques.
À partir de 1959, il travailla avec l'Orchestre symphonique de la radio de Stuttgart et, en 1960, commença à donner des classes de maître en direction d'orchestre à l'Académie musicale Chigiana de Sienne qui lui valurent un statut légendaire.
Entre 1960 et 1963 Celibidache travaille intensément et assidûment avec l'Orchestre royal du Danemark et, de 1962 à 1971, devint directeur en chef de l'Orchestre symphonique de la Radio suédoise qu'il rebâtit totalement. De 1972 à 1977, il fut ensuite nommé chef titulaire de l'Orchestre symphonique de la radio de Stuttgart et, de 1973 à 1975, celui de l'Orchestre national de France, période qui resta gravée dans la mémoire de plus d'un mélomane français. Malheureusement, son désir de réformer cet orchestre et certaines dissensions syndicales l'amenèrent à renoncer au travail amorcé en France.
Ainsi, de 1979 jusqu'à sa mort, il fut nommé chef titulaire de l'Orchestre philharmonique de Munich dont il fit l'un des meilleurs ensembles au monde. Il y tint des classes de maître en direction d'orchestre et ne cessa plus de diriger et d'enseigner, particulièrement la phénoménologie de la musique à l'Université de Mayence (1978–1992) et au Curtis Institute de Philadelphie. Il mit alors à profit ce qu'il avait découvert et étudié dans sa jeunesse : la phénoménologie (philosophie) d'Edmund Husserl. Il donna bénévolement, aussi, des classes de direction d'orchestre en France à la Schola Cantorum et dans sa propriété de La Neuville-sur-Essonne.
Disciple du maître spirituel Sathya Sai Baba, Sergiu Celibidache appartenait à une école de pensée qui contestait que les mots ou le raisonnement fussent vraiment capables de rendre la réalité accessible. Ainsi, il affirmait qu'un concert enregistré sur disque ne pourrait jamais rendre la totalité de l'expérience et des "épiphénomènes" vécus lors d'un concert donné en salle... allant jusqu'à assimiler un concert enregistré à une nuit d'amour passée avec une photographie de Brigitte Bardot !
Heureusement, toutefois, pour ceux qui n'eurent pu assister à ses concerts, les diffusions de ses concerts radiophoniques furent souvent enregistrées car la radio permettait de plus longues séances de répétitions, en particulier en Italie, en Suède et en Allemagne. Hélas, de son vivant, plusieurs de ces enregistrements seront édités et paraîtront sous des étiquettes non officielles et de qualité sonore médiocre. Après sa mort, son fils Serge Ioan Celebidachi, réalisateur de cinéma, autorisa Deutsche Grammophon à publier et distribuer les enregistrements de Stuttgart (1971-1977, de même qu'à EMI Classics ceux de Munich (1979-1996) enregistrés par la Radiodiffusion Bavaroise. Ce qui mit définitivement un terme à la diffusion de plus en plus importante de bandes pirates de qualité exécrable.

Les copies CD éditées mirent particulièrement en valeur ces interprétations des symphonies d'Anton Bruckner, la musique française de Debussy, Ravel, Roussel et Milhaud, des symphonies 1 et 9 de Chostakovitch de même que des extraits wagnériens proprement stupéfiants. Les revenus de la vente de ces disques sont intégralement reversés à deux fondations créées par Serge Ioan Celebidachi: l'une pour la musique (Sergiu Celibidache Stiftung), l'autre humanitaire (SC Help).
Plusieurs enregistrements vidéos de Celibidache sont également disponibles, dont ceux avec l'Orchestre Philharmonique de Munich et Daniel Barenboim au piano. Celibidache avait alors accepté de se laisser filmer à condition que tous les bénéfices de la vente fussent toutefois ultérieurement remis à l'UNICEF.
Avec le recul, Sergiu Celibidache, qui était membre de l'Académie roumaine, a fait partie des musiciens qui ont beaucoup réfléchi sur la musique et la phénoménologie de la musique; réflexions qu'il transmettait volontiers mais uniquement oralement et lesquelles furent tenues pour importantes et considérables. Sa conception de la technique de direction d'orchestre a aussi eu une très grande portée et l'on rappelle, à ce propos, qu'il répétait et dirigeait presque toujours de mémoire et sans partition aucune.
Il appréciait tout particulièrement les musiques allemande, russe et française, n'ayant pas ou très peu dirigé d'opéras. Il avait dirigé, par contre, plusieurs œuvres de musique vocale non mises en scène: les Passions de Bach, le Requiem de Mozart, celui de Fauré, de Verdi, etc. Pour ce qui est de la musique allemande, il vouait un culte tout à fait particulier à la musique symphonique du compositeur autrichien Anton Bruckner. Au chapitre de la musique française, il se révéla être un interprète de premier ordre de Claude Debussy et de Maurice Ravel. Son soliste préféré fut le pianiste italien Arturo Benedetti Michelangeli avec lequel il a notamment interprété le 5e concerto (Empereur) pour piano de Ludwig van Beethoven et le concerto en sol de Maurice Ravel dont il existe un enregistrement public filmé à Londres en 1982.
La dépouille de Sergiu Celibidache repose désormais en paix dans le très petit cimetière de La Neuville-sur-Essonne. Sa tombe est toujours régulièrement visitée par sa famille et des admirateurs de passage.

  • Jean Negulesco
de son vrai nom Ioan Negulescu, né le 26 février 1900 à Craiova (Roumanie) et mort le18 juillet 1993 à Marbella (Espagne), est un réalisateur américain d'origine roumaine.
En 1915, il émigre à Vienne mais revient à Bucarest en 1919 et se tourne vers la peinture.
Il séjourne à Paris pour étudier les arts plastiques à l'Académie Julian et travaille comme décorateur au théâtre de Craiova au cours de la saison 1926-19271. En 1927 il se rend à New York pour y exposer ses peintures ; il s'établit à Los Angeles où il devient portraitiste.
À partir des années 1930, il est tour à tour assistant-producteur, réalisateur de seconde équipe et scénariste.
Il commence sa carrière de réalisateur aux États-Unis en 1939, chez Warner Bros, travaillant avec Joan Crawford et John Garfield dans Humoresque (1947) ou avec Jane Wyman dans Johnny Belinda (1948).
En 1946, il épouse l'actrice et pin-up Dusty Anderson, au côté de laquelle il vivra jusqu'à sa mort.
Dans les années 1950, il réalise des films pour 20th Century Fox, dont certains demeurent de grands succès comme Comment épouser un millionnaire (How to Marry a Millionnaire) et Titanic (1953) ainsi que La Fontaine des amours (Three Coins in the Fountain) (1954).
La critique de cinéma Manuela Cernat dit de Jean Negulesco : « Il était un excellent cuisinier, tout le monde le savait, et lorsqu’il invitait ses amis dîner chez lui, ses amis étant, entre autres, Katherine Hepburn, Spencer Tracy et Greta Garbo il préparait toujours pour eux un plat roumain: les fameuses sarmalute accompagnées de mămăligă ».
Il a une étoile sur le Hollywood Walk of Fame au 6212 Hollywood Blvd.
  •  Elvire Popesco
Elvire Popesco, pseudonyme de Elvira Popescu, est une comédienne roumaine et française, née à Bucarest le 10 mai 1894 et morte à Paris le 11 décembre 1993.

Sociétaire du théâtre national de Bucarest en 1914, elle joue dans quelques films muets, avant de monter sur la scène parisienne où, dès 1924, l'authenticité de sa veine comique et son accent font rapidement d'elle un « monstre sacré » du théâtre de boulevard. Interprète privilégiée de Louis Verneuil pour qui elle joue, entre autres, Ma cousine de Varsovie, elle triomphe également dans Tovaritch (Jacques Deval, 1933), La Machine infernale (1954), mais aussi dans des pièces de Henri Bernstein et d'André Roussin : Nina (1949), La Mamma(1957) et La Voyante (1971).
Directrice du théâtre de Paris (1956-1965), puis du théâtre Marigny, elle a, au cinéma, une carrière moins remarquée : La Présidente (Fernand Rivers, 1938), Tricoche et Cacolet (Pierre Colombier, 1938), Ils étaient neuf célibataires (Sacha Guitry, 1939), Paradis perdu (1938) et Austerlitz (Abel Gance, 1959), Plein soleil(René Clément, 1960), etc.
Elle est une des Reines du théâtre de Boulevard durant les années 1960/1970.
À l'âge de quatre-vingt-quatre ans, Elvire Popesco reprend encore son rôle de La Mamma qu’André Roussin lui avait écrit en 1957.
Remariée en septembre 1939 avec Maximilien Sébastien Foy (1900-1967), elle devient ainsi baronne puis comtesse Foy et tient salon dans la propriété de Mézy-sur-Seine, fréquenté par le Tout-Paris.
Elvire Popesco est inhumée au cimetière du Père-Lachaise(division 85), à Paris.Une salle du théâtre Marigny et la salle de cinéma de l'Institut Français de Roumanie porte son nom.
  • Radu Mihaileanu
Radu Mihaileanu (en roumain Mihăileanu), né le 23 avril 1958 à Bucarest, est un réalisateur et scénaristefrançais d'origine roumaine.
Fils d'un journaliste juif, Radu Mihaileanu quitte la Roumanie en 1980 durant la dictature de Ceaușescu pour se réfugier en Israël, puis en France où il étudie le cinéma à l'Idhec (ancien nom de la Fémis). Après ses études, il exerce le métier d'assistant réalisateur durant les années 1980, notamment auprès de Marco Ferreriavec qui il collabore ensuite à l'adaptation du dialogue de Platon pour le téléfilm Le Banquet en 1989.

Il a publié un recueil de poèmes en 1987, intitulé Une vague en mal de mer.
En 1993 sort Trahir, son premier long métrage en tant que réalisateur, dont il coécrit le scénario. Le film bénéficie d'un bon accueil critique et obtient plusieurs prix dans des festivals (Montréal, Istanbul…). Après la réalisation d'un premier téléfilm en 1997 pour M6(Bonjour Antoine), Radu Mihaileanu signe son deuxième long métrage, Train de vie. Le film obtient un succès international, notamment grâce à deux prix gagnés durant le Festival de Venise en 1998. Alors qu'un projet de film noir tourné en anglais n'aboutit pas, Mihaileanu accepte de tourner un autre téléfilm, Les Pygmées de Carlo, pour Arte, en 2002.
Train de vie
Après une rencontre avec des immigrés éthiopiens en Israël, il se lance dans une vaste entreprise qui aboutira en 2005 à Va, vis et deviens, qui le consacrera César du meilleur scénario original l'année suivante, après également des prix glanés durant la Berlinale 2005.

En 2009 sort Le Concert qui attire près de 1,9 million de spectateurs en salles. Le film raconte la tentative d'un groupe d'anciens musiciens exclus du Bolchoï deMoscou de remplacer secrètement leurs successeurs actuels pour interpréter un concert au théâtre du Châtelet à Paris.

En 2011, changeant encore radicalement de sujet et d'environnement, Radu Mihaileanu sort La Source des femmes, avec Leïla Bekhti et Hafsia Herzi, film dans lequel les femmes d'un village du Maghreb revendiquent l'égalité avec leurs maris en refusant d'accomplir toutes les tâches non partagées. Le film est en sélection officielle au festival de Cannes 2011.


  • Cristian Mungiu
Cristian Mungiu est un réalisateur, scénariste et producteur roumain né le 27 avril 1968 à Iași (Roumanie).
Son second long métrage, 4 mois, 3 semaines, 2 jours, a reçu la Palme d'or lors du Festival de Cannes 2007. Mungiu a également obtenu, au Festival de Cannes 2012, le Prix du scénario pour son film Au-delà des collines (en roumain : După dealuri) qui a par ailleurs valu aux actrices Cosmina Stratan et Cristina Flutur lePrix d'interprétation féminine.
Cristian Mungiu a étudié la littérature anglaise et américaine à l'université de Iași (Roumanie), puis s'est formé à la réalisation cinématographique à l'école de théâtre et de cinéma de Bucarest. Pendant ses études, Cristian Mungiu a travaillé en tant qu'assistant-réalisateur sur diverses productions étrangères tournées en Roumanie, notamment Capitaine Conan de Bertrand Tavernier (1996) et Train de vie de Radu Mihăileanu(1998). Il termine son cursus cinématographique en 1998 et réalise ensuite des publicités pour gagner sa vie.
Son premier long métrage, Occident, est remarqué à la Quinzaine des réalisateurs, section parallèle du Festival de Cannes. Son second film, 4 mois, 3 semaines, 2 jours, qui traite du problème délicat de l'avortement dans la Roumanie de la fin de l'ère Ceaușescu, reçoit la Palme d'or et le Prix de l'Éducation nationale en 2007 lors de la soixantième édition cannoise. Le film a soulevé quelques polémiques notamment en Italie et en France où les ligues anti-avortement ont tenté de bloquer l'édition du film en DVD pédagogique pour les classes de collège et lycée.
En 2009, il coréalise, avec d'autres cinéastes de sa génération, Contes de l'âge d'or
film à sketches se déroulant à la fin du règne du Conducător. Puis il quitte momentanément la période Ceaușescu grâce à Au-delà des collines où il revient malgré tout sur l'histoire récente de la Roumanie afin de narrer les dessous d'un exorcisme tragique survenu dans un monastère reculé au milieu des années 1990. Diversement reçu par la critique lors de sa présentation au Festival de Cannes 20123, le film y est néanmoins triplement récompensé. 
Il obtient en effet le Prix du scénario et un double Prix d'interprétation pour les comédiennes Cosmina Stratan et Cristina Flutur.
En 2013, il est membre du jury du 66e Festival de Cannes, présidé par Steven Spielberg.


  •  Virginia Ruzici
Virginia Ruzici (née le 31 janvier 1955 à Câmpia Turzii) est une joueuse de tennis roumaine, professionnelle de 1975 à 1987.
Son fait d'armes principal demeure son succès en 1978 à Roland-Garros en simple dames. Elle y bat Mima Jaušovec en finale, avec qui elle gagne aussi l'épreuve de double dames (face à la paire Lesley Turner et Gail Sherriff Lovera). En 1980, elle atteint de nouveau la finale, mais s'incline contre Chris Evert.
Virginia Ruzici a remporté vingt-six titres sur le circuit WTA, dont onze en simple.
Après sa carrière sportive, elle devient un temps consultante pour la télévision et agent de joueurs dont Simona Halep.
  • Ciprian Porumbescu
Ciprian Porumbescu, né Cyprian Gołęmbiowski le 14 octobre 1853 à Șipotele Sucevei dans l'ancienne province de Bucovine- Roumanie et mort le 6 juin 1883 à Stupca (Roumanie), était un compositeur roumain.
Il étudia la musique à Suceava et Cernauti. Il continua au Konservatorium für Musik und darstellende Kunst de Vienne, sous la direction d'Anton Bruckner et Franz Krenn. 
Il fut l’un des plus célèbres compositeurs roumains de son temps. Il fut emprisonné par les autorités autrichiennes pour son engagement politique. Il composa la majeure partie de son œuvre en détention. Il mourut à l’âge de 29 ans à Stupca aujourd’hui rebaptisée Ciprian Porumbescu.
Il a entre autres composé la musique de l'hymne national albanais, Hymni i Flamurit.
  • Panait Istrati
Panaït Istrati, né à Brăila le 11 août 1884 et mort à Bucarest le 16 avril 1935, est un écrivain roumain de langue française, surnommé le « Gorki des Balkans ».Il naît à Brăila, un port roumain sur le Danube, fils de la blanchisseuse Joița Istrate et d'un contrebandier grec. Son père est tué par les garde-côtes alors que Panaït Istrati est encore bébé.
Élevé à Baldovinești, village proche de Brăila, il étudie à l'école primaire durant six ans, en redoublant la première année. Il gagne ensuite sa vie comme apprenti chez un cabaretier, où il apprend le grec, puis chez un pâtissier albanais. Il devient ensuite marchand ambulant, manœuvre, soutier à bord des paquebots duService maritime roumain. Pendant cette période, il est un lecteur compulsif, et ses voyages le mènent à Bucarest, à Constantinople, au Caire, à Naples, à Paris et en Suisse.
En 1916, Istrati contracte la phtisie. Il séjourne dans un sanatorium suisse et fait la connaissance de Josué Jéhouda, qui lui apprend le français et lui fait découvrir les romans de Romain Rolland. Istrati en est plus qu'impressionné et fait du romancier son maître à penser. Une fois rétabli, il poursuit ses errances autour de la Méditerranée et commence à écrire en français. Il envoie son manuscrit à Romain Rolland qui, ayant déménagé, ne le reçoit pas. Istrati erre alors dans l'Europe à feu et à sang de la Première Guerre mondiale.
Rattrapé par la misère, malade et seul, il tente de se suicider à Nice en janvier 1921. Il est sauvé et on trouve sur lui une lettre non envoyée qu'il avait écrite à Romain Rolland. Celui-ci en est averti et lui répond promptement en l'encourageant dans sa démarche d'écrivain :« J’attends l’œuvre ! Réalisez l’œuvre, plus essentielle que vous, plus durable que vous, dont vous êtes la gousse ». Il l'aide à publier ses romans, Kyra Kyralina en1923, Oncle Anghel en 1924, Présentation des haïdoucs en 1925 et Domnitza de Snagov en 1926, qui constituent le cycle des Récits d'Adrien Zograffi.
En octobre 1927, compagnon de route du Parti communiste (il avait depuis longtemps une vive estime pour son compatriote révolutionnaire, Christian Rakovski), il se rend à Moscou et à Kiev avec l’écrivain grec Níkos Kazantzákis, puis voyage à nouveau en Union soviétique d' avril 1928 jusqu'en avril 19291. Durant ces séjours, il devine, derrière l’accueil réservé aux hôtes étrangers, la réalité de la dictature stalinienne, qui lui inspire l’écriture de Vers l’autre flamme, confession pour vaincus, ouvrage écrit avec Boris Souvarine et Victor Serge dans lequel, sept ans avant le Retour d’URSS d’André Gide, il dénonce sans concession l’arbitraire du régime soviétique. Selon Louis Janover, « Istrati décrit l’exploitation impitoyable des travailleurs par une bureaucratie prête à tout pour défendre ses privilèges ». L’ouvrage, en trois volumes, contient la fameuse réplique d’Istrati à l’un des leitmotifs de l’argumentaire communiste (« on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs »), à savoir : « Je vois bien les œufs cassés, mais où donc est l’omelette ? »


S’ensuit une classique et violente campagne de calomnies menée à son encontre par les intellectuels du PCF, au premier rang desquels Henri Barbusse. Malade et moralement affaibli, Istrati revient en Roumanie, mais retourne à Nice afin d’y soigner une tuberculose, puis repart pour Bucarest. Dans les dernières années de sa vie, il publie, dans la revue La Croisade roumaniste, des articles dénonçant les injustices sociales de son temps. Il meurt de la tuberculose dans un sanatorium de Bucarest en 1935, vilipendé tant par les communistes, qui le traitent de « fasciste, » que par les fascistes qui le traitent de « cosmopolite ».
Figure assez connue de la littérature de l’entre-deux-guerres, Panait Istrati tombe dans un oubli quasi complet pendant plusieurs décennies ; son œuvre est interdite en France durant la guerre et en Roumanie durant le régime communiste. Elle est peu à peu rééditée en France à partir des années 1960, à l’initiative de l'Association des amis de Panaït Istrati, située à Valence, dans la Drôme, puis en Roumanie à partir de 1990.
  • Aurel Vlaicu
Aurel Vlaicu (né le 19 novembre 1882 à Binținți, enTransylvanie, alors en Autriche-Hongrie aujourd'hui Aurel Vlaicu, județ de Hunedoara, Roumanie, décédé le 13 septembre 1913 à Bănești, près de Câmpina, județ de Prahova, en Munténie, Roumanie) est un inventeur, ingénieur, constructeur et pilote d'avions roumain, un des pionniers de l'aviation mondiale.
Il a conçu et construit deux avions monoplans (Vlaicu I en 1910 et Vlaicu II en 1911), avec lesquels il a réalisé des performances de vol remarquables pour l'époque. Au concours international d'aviation d’Aspern, Vienne(juin 1912), il remporte le Premier Prix pour avoir lancé un projectile au point de mire et le Deuxième Prix pour l'atterrissage au point fixe.
Les avions qu'il a construits diffèrent des avions étrangers : le fuselage en forme de flèche, le volet de profondeur monté à l'avant, l'aile au profil variable. Le pilote a ainsi le champ visuel libre dans toutes les directions.
En 1912-1913, il a conçu le Vlaicu III, le premier avion de construction métallique du monde.
Il est décédé dans un accident d'avion, à Bănești, près de Câmpina, en Roumanie, le 13 septembre 1913, alors qu'il tente de passer au-dessus des Carpates avec le Vlaicu II.

  • Docteur Marc BOMBIGER,originaire de Falticeni

Le Dr Marc BOMBIGER avait fait ses études de médecine à Montpellier et sa spécialité à La Salpêtrière entre 1936 et 1938.
Le nouveau bâtiment logistique de l’Hôpital de la Salpêtrière à Paris porte le nom du Dr Marc BOMBIGER, qui fut le médecin-chef du Plateau des Glières, haut lieu de la résistance française. Dans ce maquis de la Haute-Savoie, il installe avec des moyens de fortune en janvier 1944 une infirmerie-hôpital. 
Il parcourt à skis le massif pour soigner les malades. Lorsque les allemands attaquent en mars 44 et incendient l'infirmerie, il parvient à évacuer deux malades gravement blessés et une partie du matériel. De retour dans la vie civile, il continue à se dévouer à ses patients.


la liste est longue........

The World without Romania HD


SOURCES: Wikipedia, Radio Romania International. youtube

4 commentaires:

  1. Coucou Catalina,
    il y a aussi Monseigneur Vladimir Ghika qui a été béatifié en 2013 ;)
    Voici un petit film sur sa vie https://www.youtube.com/watch?v=2qcGfK8wfYA
    Gros bisous :)

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  2. merci beaucoup Sophie, je vais l'ajouter bien sur...

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  3. Bonjour,je me permets de vous signaler le Docteur Marc BOMBIGER,originaire de Falticeni,grand résistant Medecin chef au plateau des Glières.Le nouveau batiment logistique de l'Hopital de la Salpétrière à Paris porte son Nom.1908/1951.

    Le Docteur Kern anesthésiste fut le précurseur de l’anesthésie,même génération ami du Docteur Marc BOMBIGER ( livre Mes 4 vies)

    Hélène LEGOUT

    Bravo pour votre Blog très détaillé.

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    1. merci beaucoup pour votre suggestion, je vais regarder et me documenter et l'ajouter ensuite, totale découverte pour moi
      merci encore

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